Collège Jacques Prévert
à St Victoret - Forum de la poésie
Enseignante de lettres :
Madame Ouerfelli
Intervenante :
Florence Pazzottu
Un petit cœur
N’hésite pas à faire grandir
Le monde
La douceur de la mer
Est seule
La flûte
Donne une nuit douce et attentive
Avec une ombre
Que fait nul regard
Aurélie Blanc
EN HAUT DU VOLCAN
Au-delà de la montagne
Une flamme jaillit
Et une petite fille resta immobile.
Le monde est grand
La fille est petite
Le vent souffle
Le garçon a peur
Du mensonge et de la haine
Iann Brigant
Dans la nuit de Noël
Les enfants regardent un arc-en-ciel
Et le joueur de flûte
Joue au lointain
Puis regarde son ombre noire
À côté du désert
Pourquoi avoir un cœur si on ne l’utilise pas ?
Une fleur jaillit de nulle part
Et lorsqu’on la regarde
Elle vient vers toi
Tout doucement sans bruit
Elle vient prendre ton cœur
Alison Leray
Loin des yeux loin du
Cœur ce proverbe est bien
Menteur mais malgré la
Distance c’est à toi que je
Pense ! ! !
Rose-Marie Cortes
Quand les avions passaient
Les clochards étaient heureux
Les blédards retournaient au bled
Les clandos grattaient de l’argent
Tous les passants se cachaient
Quand ils les voyaient
Ils avaient peur d’eux
Tout était normal.
Petite, je passais ma journée au bord de l’eau
En pensant que j’étais seul
En grandissant j’ai découvert le monde.
Tunahan
Ucar
En me promenant
Je vis du feu
En me promenant
Je vis un vaste paysage
Mais je devins immobile
Quand je vis un vol d’oiseau
Il fait beau mais mon cœur a froid
Car les nuages le cachent
Et le soleil ne le touche jamais
L’échelle de l’amour s’est cassée
Mon cœur est devenu gelé
Je devins si malheureuse
Que je finis par tomber
Maelis Touloum
Cette flûte d’or
Et ces rires insouciants
Dans mon cœur profond
Je vois cet océan
Sur un coucher de soleil
Dans ce beau ciel bleu
Sur ce nuage d’eau,
Où l’air est pur,
Dans mon cœur,
J’invente.
Julien Pons
une ombre
te regarde
la nuit
mais tu n’es qu’un enfant
et...
seul à travers les flammes
avec la peur du soir
la petite fille raconte
des mensonges
car elle a peur
Kelly Pollio
Jamais libre
Jamais immobile
Jamais joyeux
Jamais malheureux
Jamais brave
Jamais écrasé
Jamais rien
Mais alors quoi ?
Rien que des pleurs
Rien que des limites
Rien que des flammes
Rien que des inconnus
Rien que des nuages
Rien que des avions
Rien que des cœurs
Et moi de même
Julien Barbarroux
(Les malheureux)
Les malheureux pleurent sur une montagne.
Un avion tombe.
On plonge dans une mer brave volée par une présidente joyeuse.
Il y a de l’herbe sous le sable éclatant les nuages sur une
petite fille au cœur
immobile noir.
(J’avais peur)
Petite, j’avais peur de ton petit crayon gros gras minuscule
comme toi.
Dilan Sari
Toi qui me connais
dis-moi qui je suis
car je ne te connais pas
mais dis-moi si je t’aime
Des enfants regardent le désert avant Noël
comme des rats qui se dissimulent dans l’ombre
en écoutant la mélodie d’une flûte de bois
Morgane Rutkowski
En me promenant longtemps avec douceur
Une nouvelle époque commença joyeusement
Pour aimer le temps qui est long et pétillant.
Une douce flamme orange permanente
S’est éteinte sous les nuages doucement
En laissant place au jour
Michèle Di Santolo
(Paysages)
le long de la rivière
au bord du soleil
devant ces grands arbres verts
en haut de la montagne
il y avait au loin devant la mer
une grande forêt toute joyeuse
car on lui prêtait attention
(elle était grande et verte
avec de belles fleurs rouges et roses)
Laure Borgognoni
Je rêve d’un animal encore et encore
Je rêve que je galope sur son dos les cheveux dans
le vent
Sur une magnifique plage à l’eau
bleu turquoise
Cet animal est le
cheval qui reste en moi.
Dans la nature un mot apparaît naturellement
Dans la nature des mots, leur seule et unique nature
Est la nature grammaticale
Et mentale.
Alexandra Pinna
L’insouciance lointaine
Dissimule ses regards désertiques
Qui une nuit
Nuisent aux habitants
Plongé au-delà de mes pensées
Je me promenais
Où ?
Au-delà de mon cœur pétillant
Vit une âme perdue
Insolite et inconnue
Immobile et sévère
Comme la tombée de la nuit
Je me laisse surprendre
Sans faire de bruit
Théo Biadl
Sur une flaque d’eau
Je voyais mon reflet
Si joyeux si brave
Ma flamme sortir de l’eau
Tout doucement sans bruit
L’échelle de l’amour est toujours ouverte
Je plonge dans le bonheur permanent
La flamme qui nous sépare
Ne sera jamais brisée